Tout ce que je ne peux pas te dire

Vendredi 20 mars. Journée du bonheur ?

Quelle semaine ! Je reprends depuis mon dernier message. Donc mardi matin, je suis allée voir ma psy. Je n’aime pas cette nouvelle psy. Mais je fais avec. Et donc nous parlons de toi. Elle me dit que si quand je m’approche tu recules et que quand je m’éloigne tu reviens, alors il faut que je te laisse venir. Oui, mais si tu ne venais pas ? Je ne peux pas faire ça.

Ces visites sont fatigantes. Parce que je pleure encore. J’ai trop de mal à me retenir. Pourtant j’essaie, je lutte. Vraiment. C’est sans doute ce qui m’épuise.

Je vais au bureau, il est 10h30? Et lorsque j’ouvre mes mails, dans ma boîte pro, je trouve… une invitation de toi pour déjeuner mercredi ????????? Incompréhensible… Et en plus je n’arrive même pas à sauter de joie. Je suis soupçonneuse : qu’est-ce que ça cache ? Est-ce que c’est un nouveau lapin que tu me prépares ? Est-ce que tu ne décommanderas pas 20 minutes avant ?

Alors je ne me réjouis pas…enfin, pas complètement.

Mercredi est arrivé. Je suis partie tôt. Je passe la matinée avec Claude. Je me détends. Nous parlons du hasard. Qu’est-ce que le hasard ?

Et je sors de chez lui en même temps que je t’envoie un mail pour savoir où on se retrouve. J’ai juste une appréhension. Et si tu avais oublié ? Mais non, tu réponds. Et nous nous retrouvons à la cantine.

L’heure que nous allons passer ensemble je vais la passer à te regarder. Méthodiquement. Tout enregistrer. Tout en ayant une conversation fluide. C’est dingue comme c’est simple de parler avec toi. Bien sûr nous ne parlerons jamais des échanges sms que nous avons, ni des rendez-vous manqués. Je te regarde dans les yeux et j’aime ça. Je ne sais pas si tu sens mon regard partout sur toi.

Nous nous quittons au café, un peu brutalement mais tu me dis que je peux passer te voir à ton bureau quand je pars.

Ce que je vais faire, évidemment. Vers 15h30 je viens te dire que je m’en vais. Et je te fais la bise pour partir. Je ressens juste chez toi quelque chose de bizarre que je n’arrive pas à analyser.

Je n’aurai pas d’autre nouvelles de toi ni jeudi ni aujourd’hui. Pourtant ce matin, je t’envoie un mail :

Journée de l’éclipse
Journée du printemps
Journée du départ en week-end
Journée du bonheur

Choisis ce que tu veux mais passe une belle journée.

Avec une photo de fleurs prise dans mon jardin.

C’est que cette journée du bonheur a commencé pour moi avant mon réveil : cette nuit j’ai rêvé de toi. Ca n’arrive pas si souvent. Et c’était un beau, un magnifique rêve. Tu déménageais et nous nous trouvions presque voisin, ta famille et moi. Nous nous croisons et tu me prends dans tes bras. Je sens comme je suis bien. Et tu m’embrasses. Et tu dis que tu voulais être près de moi parce que tu veux rester avec moi. Et tu m’embrasse encore. Et tu me dis ‘je t’aime’. Et cette impression de bonheur sans faille..

Quand je me réveille, je n’ai qu’une envie c’est de retourner dans ce rêve. C’est la première fois que je rêve de toi comme ça. Je suis heureuse de me lever, même si ce n’est qu’un rêve.

Je garde cette impression de bonheur, non : de félicité toute la journée dans un coin de ma tête, dans un coin de mon sourire.

Tu ne répondras pas à mon mail.

Tu me rends heureuse quand je passe du temps avec toi et quand tu as une pensée pour moi. Et ça me suffit… A très bientôt..

.Pimevères

21 mars, 2015 à 9 h 59 min | Commentaires (0) | Permalien


Lundi 16 mars. Marée basse

De façon assez surprenante, tu as répondu à mon mail de mardi dernier vendredi soir ? Quelques fois je ne te comprends pas.

D’autant que ta réponse n’était pas claire, comme souvent avec toi. Mais tu as répondu… quand même ! Ca veut dire que quatre jours après avoir reçu mon mail, tu t’en ai rappelé. Je ne retiendrai que ça. A un moment ce vendredi, tu as pensé à moi. Que ce soit pour n’importe quoi, tu as pensé l’espace d’un instant à moi.

Et ce matin, je t’ai à nouveau envoyé un mail, avec juste ces mots :

Objet : De passage à la capitale mercredi

Contenu : Bonjour Y,

Juste un mot pour te dire que je serai de passage à Paris ce mercredi et libre de 12h à 16h30.
 
Bonne journée.
Et là, je me blinde pour ne pas attendre quoi que ce soit de toi. Surtout. Je m’occupe, je pense à autre chose.
Et le soir, ta réponse arrive :
Bonsoir X

C’est pas un peu des heures de bureau ça?
Bonne soirée

Je réponds sobrement : Ce sont des heures où on peut caser un déjeuner et/ou un café…

Et de nouveau une réponse de toi :

Pour le déjeuner c’est raté
J’en ai déjà un de calé
Pour le café, il faut que je vérifie mes rendez vous et je ne suis pas certain d’être disponible
Bonne soirée
Il est 21h. Et là, de nouveau, c’est la marée… je m’effondre alors que je m’étais promis de ne pas le faire. Et je le fais, bêtement et surtout profondément. Je ne te comprends toujours pas. Comment peux-tu m’écrire (sans que je te demande quoi que ce soit) que ‘la prochaine fois on tente de se voir » et ensuite faire marche arrière ?
Tu me réduis à l’état de néant. J’ai déjà tellement de difficulté à exister sans toi…
De nouveau me viennent des envies de réconciliation entre cette image de rien et moi.
Assise sur mon canapé rouge, les larmes coulent sans cesse. Il faut que je les soulage mais à cette heure il n’y a plus personne à appeler. Alors Mme Musquin sera encore là pour moi.
Et demain matin j’ai rendez-vous avec ma psy… ça tombe vraiment mal. Elle va encore me voir dans un état dans lequel je ne veux pas qu’on me voit.
La nuit sera courte…
21 mars, 2015 à 9 h 15 min | Commentaires (0) | Permalien


Mardi 10 mars. Mooc

Le week-end s’est passé tranquille. J’ai beaucoup travaillé. Je suis des Mooc (massive open on line curses). Dont un que je sais que tu suis aussi. Alors évidemment j’ai envie de le réussir, plus encore que les autres. Parce que je voudrais que tu saches que je suis capable. Que je ne suis pas totalement idiote.

Je prends des notes, réfléchis. Et je réussis à le terminer avec un taux de réussite de 83%. Yes ! je suis hyper contente, et fière de moi. Un peu… je ne sais pas si toi tu l’as fini. Alors je t’envoie une capture d’écran de ma réussite avec juste ces quelques mots :

Ce n’est pas un beau parcours ?

Et toi tu en es où ?

mooc

Oh, je n’attends pas de réponse. C’est juste pour te montrer que malgré tout ce que je vis, avec toi, je ne t’en veux pas.

Bah, je n’aurai pas de réponse. Ce n’est pas grave. Enfin pas trop.

Cette semaine encore je continue à travailler mes moocs. Enfin, je suis un peu dilettante… Tant pis.

La semaine va s’écouler, sans rien de particulier. J’ai toujours mes problèmes financiers. Qui ne s’éloignent pas.

Mais j’arrive malgré tout à travailler. Enfin, à essayer de travailler. J’obtiens d’ailleurs une belle réussite avec une page internet que je réalise. C’est chouette. Ca me met un peu de baume au cœur.

Et puis je projette une venue à Paris, pour la semaine prochaine. Je ne sais pas encore quel jour. Je verrais. Mais c’est un projet qui me plait.

 

 

20 mars, 2015 à 21 h 51 min | Commentaires (0) | Permalien


Vendredi 6 mars. Mail

Voilà. J’ai encore passer une soirée à attendre, ou espérer que le ‘on verra’ voulait dire ‘peut-être’.

Encore une soirée à essuyer quelques gouttes qui tombent malgré moi. J’ai pourtant fait un grand tour dans le quartier, et même au-delà. J’ai essayé de m’enivrer de la présence des gens, de leurs voix, de leurs rires aux terrasses. Mais rien n’y fait. L’heure est à la marée et on ne peut pas empêcher l’eau de venir.

Aujourd’hui, mon grand frère vient me chercher. C’est bien. Nous marchons le long des quais. Je vais mieux me semble-t-il. Mais je ne veux pas laisser passer ta réponse. Le ‘on verra’ qui m’a meurtrie. Parce que je ne me sens pas considérée par celui qui a tant d’importance pour moi.

Alors après un débat entre ma copine, mon grand frère et moi, je me décide à t’envoyer un mail :

Merci pour la super soirée, ton accueil et ta gentillesse. Je ne manquerai pas de te faire signe dès que je reviens à Paris. Bon week-end. 
X

Ca me plait, parce que ce n’est pas méchant mais ça te montre que j’en ai souffert. Un peu. Ce qui est un peu loin de la vérité.

Mais je peux me le permettre parce que je n’attendrai pas de réponse. Ce message n’en demande pas. Et puis j’ai rendez-vous avec Jean. Et je sais que le moment où on sera ensemble je vais être bien. Pas trop loin de toi mais un peu quand même.

Je vais passer un week-end presque serein. Presque. Presque…

stGermain

20 mars, 2015 à 21 h 34 min | Commentaires (0) | Permalien


Jeudi 5 mars. Requête

Bonjour mon Toi. J’ai une toute petite requête à formuler : est-ce que tu pourrais me considérer comme un être humain ?

Oui, tu as bien lu. Comme un être humain. Peu importe ce que t’a écrit mon mari, je suis ne suis pas une chose, je ne suis pas non plus une p*****. Je suis juste quelqu’un. Enfin je crois…

Il y a une semaine, tu m’écrivais : « La prochaine fois on tente de se voir ».

Je viens à Paris trois jours, et quand je t’écris :

Je suis à Paris pour 2/3 jours.
Et donc si tu veux prendre un verre voire dîner, ce serait sympa.

J’ai cette réponse fabuleuse : « On verra ».

Alors mercredi soir, je pense que tu vas m’envoyer un sms pour me dire que… je ne sais pas, que tu es d’accord pour juste un verre, que tu me dis où on se rejoint…

Et rien. Bon, mes amis m’ont prévenue, mais j’ai foi en toi. Et les minutes passent. Je n’aurai pas de nouvelle de toi. Alors le chagrin est immense. La déception, l’impression d’être moins que rien. Et je suis dans un tel état que je dois appeler sos amitié. Je ferai plusieurs numéros avant d’avoir une réponse. Je n’arrive pas à parler tellement je suis underground. La personne au bout du fil semble dépassée. Je l’abreuve de tout, mon discours que je veux clair est pitoyable. Comment peut-il comprendre ? La conversation dure une demi-heure avant que j’arrive à me calmer.

Je dois ici te dire quelque chose de confidentiel, que je n’ai dit qu’à ma psy, l’ancienne. La dernière fois que j’ai pratiqué l’auto-mutilation, j’ai ‘testé’ le pli de mes poignets. Juste pour voir si je pourrais y arriver. Et je lui ai dit que je n’avais pas peur de la mort, que j’appelle mon amie. J’ai dit qu’elle m’apportait de la sérénité. Savoir qu’elle est là me réconforte. Je sais que si je vais vraiment trop mal, elle sera là pour moi. Je ne veux pas mourir. Je veux juste quelques fois ne plus vivre.

Comme quand tu me traites comme… comme je ne sais pas.

Nous sommes jeudi. Ce soir encore, j’ai pensé que tu pourrais prendre un verre ou un repas avec moi. C’est bien toi qui m’a dit, la dernière fois que nous avons passé un moment ensemble que ça avait été une bonne soirée ? C’est bien toi qui m’a écrit ‘la prochaine fois on tente de se voir ‘ ? Et je ne t’ai rien demandé alors. Ca t’est venu spontanément.

Et là, pas un mot, pas un sms. Pourtant mes téléphones ne me quittent pas. Alors je me noie dans mes larmes. Je hoquète sous le chagrin encore.

Ma psy pense que tu es un pervers manipulateur. Mais je ne le crois pas. Mes amis me disent que tu es un moins que rien. Je ne les crois pas. Tout ce que je crois c’est que tu me considères comme un rien. Et dans ma démarche de retrouver confiance en moi, c’est… c’est compliqué. Ca réduit en cendres tous les efforts que je fais.

Alors qu’il aurait suffit que tu me dises que tu étais occupé cette semaine. Je suppose que ton entretien de lundi doit te travailler.

Mais juste un ‘on verra » est…anéantissant.

Encore ce soir, il faut que je me batte contre des envies de fuite et de tout arrêter. Je suis très fatiguée.

Quelques fois j’ai envie de t’envoyer un livre de politesse. D’autres fois, je rêve que quelqu’un te dise le mal que tu fais.

Mais ce ne sont pas des solutions. Je sais aussi ça.

Je voudrais juste que tu me considères comme un être humain. S’il te plait.requete

 

5 mars, 2015 à 22 h 04 min | Commentaires (3) | Permalien


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